Séminaire interculturel : et si on se préparait au départ ?


Samedi 23 mars 2019, à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Sarrebruck, 13 jeunes de Sarre et de Lorraine ont participé à un séminaire interculturel de préparation au départ.

Le temps printanier invitait à passer la journée dehors. Toutefois, 13 jeunes de Sarre et de Lorraine ont pris part à un séminaire interculturel pour se préparer à leur stage dans le pays voisin.Côté français, les jeunes viennent du lycée Colbert de Thionville (BTS SAM), du lycée Jean de Pange de Sarreguemines (BTS CI), du lycée Louis Vincent de Metz (BTS CIRA) et de l’ISFATES de Metz.

Les séminaires interculturels, organisés par l’association VAUS et financés par l’EuroDistrict Saar-Moselle, sont animés par des personnels de l’Institut Goethe de Nancy et s’inscrivent dans le cadre du projet INTERREG « Centre d’Aide à la Mobilité Transfrontalière » (CAMT). Durant quelques heures, les animatrices parviennent, à travers différentes activités, à amener les jeunes à entrer en contact et à les faire parler dans la langue du voisin.

 

Plus d’informations sur le programme INTERREG CAMT

 

Une carte surdimensionnée de la région transfrontalière Sarre-Lorraine est étendue par terre. Dessus, différents objets que les participants essaient d’attribuer correctement à chaque pays.

  • Ainsi, on se demande si pour manger un œuf à la coque, on utilise une cuillère ou on trempe un morceau de pain en mouillette.
  • Une participante tient une petite voiture de police dans la main : quel est le rôle de la police dans les deux pays ?
  • Un participant lorrain explique qu’il a dû appeler la police en Sarre pour un petit accident. Mais il a trouvé les policiers plutôt sympas.
  • Un sac en plastique chiffonné se trouve sur la carte. Comment le recyclage fonctionne en France ? Y-a-t-il des bouteilles consignées en France ?

Un peu plus tard. Un jeu de dé avec des règles différentes à chaque table amène les jeunes à discuter sur la manière dont on doit se comporter pendant le stage dans le pays voisin. Est-ce mieux de s’en tenir à ses propres habitudes ? Ou bien est-il plus judicieux de commencer par observer la façon dont certaines choses fonctionnent dans la nouvelle entreprise dans le pays voisin ? Puis vient le temps des stéréotypes et des préjugés : les Allemands sont-ils vraiment toujours à l’heure ?

L’année dernière, Annika a fait un stage dans une Pâtisserie à Nancy. Elle raconte avec enthousiasme son expérience. Elle est toujours en contact avec le maître-pâtissier. Il lui aurait même proposé de faire une formation. Les autres participants lui posent des questions : comment c’était avec l’hébergement pendant le stage ? Comment je me rends le premier jour à l’entreprise ? Une participante fait remarquer après le séminaire qu’elle aimerait aussi, comme Annika, être hébergée dans un foyer de jeunes filles pendant son stage.

Visages souriants après le séminaire, quelques jeunes échangent leurs numéros de téléphone.

Les jeunes sont tous d’accord sur le même point : un peu d’incertitude demeure quant au déroulement du stage dans le pays voisin mais le séminaire a clarifié beaucoup de questions et tous se réjouissent de faire de nouvelles expériences.